21.2.06

a las cinco de la tarde


séville est ivresse ses yeux de paillettes déchiquetées de taureaux
en plein jour titubante éperdue et féroce

rauque est la gloire des nuits liquoreuses
tous à vivre un seul cri
à cinq heures du soir l'épée dans le flanc
du coeur coulera noire une robe de soie rouge

mourir au crépuscule est chose fréquente
quand on ne distingue plus le sang du vin
l'agonie le désir

séville reste roche dure impénétrable
en elle le soleil s'effondre, les rues prennent feu
elle porte boucanes aux doigts de ses femmes
arrogantes closes métalliques leurs crinières
coupes aveuglantes aux lèvres amères

il n'y a rien à dire séville se tait
ses yeux sont des rubis arrachés au vainqueur
ses printemps sèment la sécheresse, fleurs de sable
qui ne tiennent qu'aux cheveux, au zénith, à l'instant
qui égratignent chaque regard porté sur elle

7 Comments:

Blogger marie deschênes a écrit...

bon hein
j'essaie des affaires

21.2.06  
Blogger marie deschênes a écrit...

et j'ai hâte de partir crever à séville

21.2.06  
Blogger Coyote inquiet a écrit...

L'Espagne et le voyage t'inspirent en effet de superbes lignes. Ça transpire le rêve et la liberté; pour ne pas dire la libération. Bravo.

22.2.06  
Blogger marie deschênes a écrit...

et bien coyote, vous avez le nez fin
ma ration quotidienne de libération va au-delà de mes espérances, ces jours-ci
merci

22.2.06  
Anonymous Anonyme a écrit...

Ouah! C'est Manoleto qui doit lever le menton. C'est magnifique ça! "En elle le soleil s'effondre, les rues prennent feu" Quoi dire de plus? Et: "ses yeux sont des rubis arrachés au vainqueur". Exquis!
J'y vais tout de suite.

23.2.06  
Blogger michaël trahan a écrit...

wow. en effet.

de splendides vers vous avez là

23.2.06  
Blogger marie deschênes a écrit...

messieurs, merci

23.2.06  

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