14.12.05

mémoire soledad

d'un coup sec dans le sang, l'absence
il n'y a plus de place pour le vide
à peine jamais, à peine la mort
déjà disparaît toute une époque
impossiblement recroquevillée
qui n'existera pas : pas de vie, pas de mort
pas de place pour rien ici
l'absence d'un coup sec
les yeux s'éteignent
avant de s'être ouvert

3 Comments:

Blogger michaël trahan a écrit...

Le geste brusque s'absente, cause l'absence, avec la fougue percussive du sang. Tout le vide s'emplit de lui-même, on sent l'éternel, le présent, "pas de vie, pas de mort". L'absence est pleine jusqu'à la commissures des lèvres. L'absence remplit, cul sec, clignements de paupières...

paradoxe de l'absence, elle n'est jamais vide chez vous, au contraire, elle prend la tête forte sur les planches... chez vous, l'absence et oui, peut-être cette mélancolie de l'abandon, prennent corps. Corps.

poème d'un bel équilibre, à la fois tragique et mélancolique, qui se soutient parfaitement lui-même.

15.12.05  
Blogger marie deschênes a écrit...

pat! long time ne see

tu veux un gravol?

16.12.05  
Blogger marie deschênes a écrit...

:(
effectivement

quoique ça reste dans le ton du poème

17.12.05  

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