17.11.05

longuement nous nous sommes promenés
parmi des années, des lieux à venir

les arbres étaient suspendus en leurs feuilles

nous ne nous arrêtions pas de marcher
pour être partout et ensemble
nous n'avions pas à parler
nous le faisions quand même

la nuit ne vint pas ce jour là

à midi encore
les rues avaient la même couleur
et nous n’allions nulle part
comme si nous savions exactement où aller

il n’y avait pas d’ombre le soleil était lueur, enfoui dans la terre

debout dans la grisaille
nous avons regardé le temps
caresser nos joues
nous nous sommes quittés

seule après
il ventait dans la gare
le train trancha l'air
je le manquai
le regardai passer
en perdant l'équilibre

2 Comments:

Blogger michaël trahan a écrit...

beau poème.

moi aussi j'suis resté planté là à le regarder passer

je flottais, même, dans quoi je sais pas mais des fois vaut mieux pas se poser tant de questions

18.11.05  
Anonymous Anonyme a écrit...

:)
Toujours aussi douée avec les mots à c'que je vois.

18.11.05  

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