longuement nous nous sommes promenés
parmi des années, des lieux à venir
les arbres étaient suspendus en leurs feuilles
nous ne nous arrêtions pas de marcher
pour être partout et ensemble
nous n'avions pas à parler
nous le faisions quand même
la nuit ne vint pas ce jour là
à midi encore
les rues avaient la même couleur
et nous n’allions nulle part
comme si nous savions exactement où aller
il n’y avait pas d’ombre le soleil était lueur, enfoui dans la terre
debout dans la grisaille
nous avons regardé le temps
caresser nos joues
nous nous sommes quittés
seule après
il ventait dans la gare
le train trancha l'air
je le manquai
le regardai passer
en perdant l'équilibre
parmi des années, des lieux à venir
les arbres étaient suspendus en leurs feuilles
nous ne nous arrêtions pas de marcher
pour être partout et ensemble
nous n'avions pas à parler
nous le faisions quand même
la nuit ne vint pas ce jour là
à midi encore
les rues avaient la même couleur
et nous n’allions nulle part
comme si nous savions exactement où aller
il n’y avait pas d’ombre le soleil était lueur, enfoui dans la terre
debout dans la grisaille
nous avons regardé le temps
caresser nos joues
nous nous sommes quittés
seule après
il ventait dans la gare
le train trancha l'air
je le manquai
le regardai passer
en perdant l'équilibre

2 Comments:
beau poème.
moi aussi j'suis resté planté là à le regarder passer
je flottais, même, dans quoi je sais pas mais des fois vaut mieux pas se poser tant de questions
:)
Toujours aussi douée avec les mots à c'que je vois.
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