24.11.05

depuis

les objets
(fauteuil, fenêtre, lampadaire, clé)
ont perdu un peu de leur immobilité leur silence
quelque chose m'échappe en eux
pourtant tout reste en place

à part peut-être la direction du soleil
mais qui s'en rend compte
à part vous et moi

c'est vous qui parliez d'apex
je suis là
à regarder s'agiter inutilement les choses
à écouter leur grondement
frigidaire, radio, trafic de la rue delorimier, bombes peut-être
quelque chose m'échappe dans ce cumul

j'y cherche vos poèmes

4 Comments:

Blogger michaël trahan a écrit...

les poèmes sont tristes on sent le deuil ou peut-être la vie qui n'est plus qu'un écho

25.11.05  
Blogger michaël trahan a écrit...

(pas spécialement les tiens, en passant, c'était plus général comme commentaire, comme sur une connerie plus grande que nous encore)

25.11.05  
Blogger marie deschênes a écrit...

l'écho, oui
vous lisez juste

25.11.05  
Anonymous Anonyme a écrit...

It got so still at home, the cabal (sofa, tv,
light bulb, key) hatched.
I dragged my la-z-boy out on delorimier
to watch the needless excitement,
wishing I was a bomb crawling inside it.

I remembered your poem
I called between the letters
the fetters, the cars, the plurality of bars;
I'd forgot the words - can you believe it?
Like reaching the apex, in the slanting sun, only to regret
not having invested in a better Nikon.

I'm outside: there are lyrics on people inside people, inside radios, inside cars in traffic. It's all in my head, except maybe for who?

Maybe.

I'm ridiculous in my armchair. I look for you from there.

25.11.05  

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