8.9.05

chemin

tu traînes en d'innombrables femmes
des cirques de casseroles sur des routes boueuses
tes trompettes fatiguées de tant entrer en guerre
pleurent plus tragiquement que toi
et personne ne t'entend ni te voit
soulever l'impossible royaume de mourir en toi

que t'arrive-t-il
rien
il ne t'arrive rien

3 Comments:

Blogger Bertrand a écrit...

Je ne sais pourquoi j'entends tout à coup de faibles rumeurs, comme autant de fausses notes.

Je sens sous mes pas, dans tes mots, des débris trop vieux joncher ce qui devait être routes nouvelles.

Sans doute que je me trompe, confond ceci ou celà.

Mais pourtant j'entends des choses que je croyais plus être...

8.9.05  
Blogger marie deschênes a écrit...

il y a des fantômes oui qui traînent qui se faufilent parfois dans l'ombre de nos pas
et même si la route est neuve et belle
on se retourne parfois avec la vague impression d'avoir laissé quelque chose derrière soi
oublié quelque part
comme une partie de soi-même

une ombre passe
le vent souffle
puis on repart

un peu changé
un peu usé
mais de l'espoir
plein le coeur
plein les yeux
plein le jour

9.9.05  
Anonymous Anonyme a écrit...

Enfin vous descendez de votre étoile et acceptez le soleil, poétesse. Grâce à vous je découvre Moravagine... Merci.

12.9.05  

Publier un commentaire

<< Home