un conte sans fin
il fut un temps où croyais
que l'absence essayait de te dire quelque chose
tu écoutais, attentive, empathique
tu croyais au silence comme on croit à l'amour
et tu dessinais des grands paysages
dans le ciel de ta chambre
debout sur le lit
pendant qu'il regardait
et tu riais et tu parlais et tu aimais et tu partais et revenais
tout cela était bien grand bien beau
et puis soudain il s'est accroché à tes peintures
pour se relever et partir
et tu es restée avec des toiles déchirées et un mur tout blanc
peut-être étais-tu seule, finalement
alors tu t'es assise sur le lit vide
tu as regardé le mur tu as pleuré
comme on pleure à la fin des vieux films tristes
avec des femmes brumeuses aux lèvres rouges
et des hommes en noir et blanc
tu t'es mouchée bruyamment
puis tu t'es remise à dessiner
à rire à parler à aimer à partir et revenir
que l'absence essayait de te dire quelque chose
tu écoutais, attentive, empathique
tu croyais au silence comme on croit à l'amour
et tu dessinais des grands paysages
dans le ciel de ta chambre
debout sur le lit
pendant qu'il regardait
et tu riais et tu parlais et tu aimais et tu partais et revenais
tout cela était bien grand bien beau
et puis soudain il s'est accroché à tes peintures
pour se relever et partir
et tu es restée avec des toiles déchirées et un mur tout blanc
peut-être étais-tu seule, finalement
alors tu t'es assise sur le lit vide
tu as regardé le mur tu as pleuré
comme on pleure à la fin des vieux films tristes
avec des femmes brumeuses aux lèvres rouges
et des hommes en noir et blanc
tu t'es mouchée bruyamment
puis tu t'es remise à dessiner
à rire à parler à aimer à partir et revenir

5 Comments:
maudit rire et maudit amour! Ça gâche tous les moments de mélancolie et de détresse!
:-p
maudit qu'chu donc plate, hein? t'aurais aimé ça que j'écrive une grande toune d'amour triste tou-trempe de larmes à en tordre la couche terrestre pour qu'il pleuve sur les étoiles
kesse tu veux
tu comprends rien à mon insouciance joviale bê-bête!!!
toi la cancer-tragi-pleurnicharde
:P
merci Nortine
la nuit a parfois un regard
plus profond en nos âmes
Marie, plate aurais-tu été si tu avais intitulé ce conte "comptes sans fins". Ne respire-t-on pas le soulagement ?
Je ne sais pas trop pourquoi, mais la mention "hommes en noir et blanc" me fait forte impression.
je sais pas pourquoi, mais moi aussi
:(
:)
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