je n'arrive pas très bien à comprendre pourquoi souvent, les gens ne font rien face à ce genre de chose. dans ce cas-ci, je suis ravie du dénouement des choses, j'ai lancé le bal et les gens ont suivi.
honnêtement, je crois que j'aurais aimé qu'on vienne me soutenir l'hiver dernier, alors que justement le grand ami de monsieur fortin me harcelait quotidiennement de la sorte. il y eu toi, bertrand, qui fut vraiment gentil et impliqué, mais sinon, tous regardaient ce spectacle quotidien de haine, peut-être comme un divertissement, un genre de cirque distrayant. on s'imagine faire parti d'un groupe, d'un milieu, on se sent impliqué : on est bloggueur, on se dit appartenir à une communauté, celle de ceux qui écrivent sur internet, et cette communauté supporte notre identité, nous donne une importance, nous permet d'avoir une forme d'échange, une visibilité, d'en tirer profit. mais, souvent, on se lave les mains des conflits internes de cette communauté. la crainte de prendre position, la crainte du rejet, et probablement juste l'indifférence, l'emporte souvent sur les convictions profondes des gens. on fait comme si de rien n'était.
et pourtant, vous seriez surpris de voir la fabuleuse hausse de mes stats à cette époque
1. les gens aiment le cirque (ce qui explique les grosses cotes d'écoute des émissions en série StarAc, Survivor, etc. ?);
2. les gens aiment regarder passer le cirque (encore plus quand ça ne leur coûte rien);
3. les gens du cirque, eux, savent qu'ils doivent faire de l'éclat pour attirer l'attention et augmenter leur public, et pour certains d'entre eux, tous les moyens sont bons;
4. il y a aussi les tenants (conscients ou insconscients) de la pédagogie noire;
5. les gens peu raffinés vont souvent employer la méthode du cirque pour voir de quel bois se chauffe la personne à qui ils s'en prennent, ça leur permet diverses choses : de se défouler en s'amusant; de mesurer la personne avec qui ils pourraient avoir affaire dans l'avenir, sans avoir révélé leurs intérêts et intentions; d'éliminer qui ne leur conviendra pas. Il est possible qu'ils le font aussi pour sauver du temps (le leur, pas celui de la "victime");
6. il y a souvent des gens qui prétendent ne pas faire partie du cirque et qui pourtant en sont les premiers ambassadeurs, les premiers à se présenter à la "victime";
7. je pense que j'ai fait le tour de la question et ai bouclé la boucle avec mon item 6. Sans lui, j'aurais rien dit.
Ben moi je l'avoue : je suis dans le cirque en plein milieu, parfois dans le rôle du lion, d'autres fois la tête dans la gueule du lion... et dans les deux cas je manque de raffinement... ouais...
Mister Pat B, jouez-vous un rôle dont les spectateurs sont avertis ou pas ? Ça fait une légère différence. Enfin, j'dis ça pcq une farce qui s'étire, c'est plus très drôle.
Et pis, on demande pas à un lion d'être raffiné, c'est pas son affaire, au lion, le raffinement, wèyons !
J'ai oublié tantôt :
Baudelaire, s'étant fait éreinté (ou censuré, ché pu), a vu là sa consécration. Ce que le rimeur volutionnaire pourrait envisager ainsi. D'ailleurs, il n'a pas dit mot depuis, le rimeur...?? Ah pis, oui, hein, aussi un directeur de collection ira quand même pas encenser quelqu'un auquel il accordera un peu de son précieux temps - car ils sont très très très occupés, hein, les dires recteurs - en le lisant, surtout qu'il pense qu'il lui faudra négocier un contrat d'édition lorsque viendra le temps d'éditer le poète éreinté. Alors le rimeur doit faire comme l'autre qui a déjà reçu une sorte de carte de visite du directeur, genre sommation de se rendre voir tel site, tsé, il doit voir ça comme une marque d'intérêt du directeur à son égard et se garrocher pour lui envoyer son manuscrit.
Je ne sais pas pourquoi, me voilà prise d'un de ces fous rires !
Pour ce qui s'est passé l'hiver dernier, je dois aussi avouer que j'étais complètement tétanisé. Le monsieur est un ami et j'ai eu l'occasion de te rencontrer il y a un an (ma copine te surnomme demoiselle Belle Bouche), tout semblait aller pour le mieux... jusqu'au feuilleton des commentaires. Je me suis dit qu'il serait déplacé de me mêler à cette histoire, même si ça se passait devant tout le monde. Même aujourd'hui je reste mal à l'aise de discuter avec toi, même si je suis persuadé que le monsieur ne m'en tiendra pas rigueur. Je reste neutre encore mais je voudrais dire ceci : on souffre chacun à sa manière et pour moi l'amour c'est d'accepter les débordements de la souffrance de l'autre. Mais bon, je dis peut-être n'importe quoi, et à travers mon chapeau.
peut-être je n'aurais pas dû me prendre en exemple, parce qu'effectivement la question est plus complexe dans mon cas qu'on n'ait rien fait, je n'en tiens rigueur à personne, surtout pas aux gens qui le connaissaient, comprenant la situation délicate dans laquelle cela les aurait plongé cependant, je ne crois pas que tu devrais te sentir mal à l'aise de discuter avec moi, ce n'est qu'une histoire d'amour qui s'est mal terminée, qui ne concerne que lui et moi, et ce serait bien dommage de vouloir créer des malaises entre des personnes qui n'ont eu aucun rapport conflictuel je te trouve sympathique, et voilà tout
pour ce qui est de la souffrance, effectivement tu dis n'importe quoi :) non sans blague il y a un énorme ravin entre souffrance et guerre publique en fait je ne crois pas qu'il ait réellement de rapport entre les deux
par exemple, moi, je suis restée totalement pudique et muette, alors qu'honnêtement, j'avais mille fois plus de raisons que lui de crier au drame. mais je considérais que cela ne concernait personne d'autre que lui et moi et j'ai tenté de l'épargner, malgré ma souffrance et, force m'est de l'avouer aujourd'hui, à mon détriment
mais là où je voulais en venir avec tout ça, c'est que justement dans ce genre de situation, souvent, on est incapable de se défendre et que lorsque la situation est clairement injuste (comme dans le cas d'insultes répétitives et publiques, quels qu'en soient les motifs, il n'y a pas vraiment de raisons valables pour agir d'une telle façon, à mon avis, et je ne crois pas que le taux de souffrance n'ait d'incidence là-dessus; il ne s'agit que de méchanceté, à la limite de plaisir) et les réactions de la victime ne faisant qu'attiser le pervers, celle-ci parfois préfère se taire il est plus donc facile pour le public d'intervenir, sans nécessairement prendre parti, mais de dire "eille calme-toi" afin de raisonner l'autre, même en tant qu'ami j'aurais aimé que ses amis interviennent, à la limite, si ce n'est que pour l'aider lui, quoi enfin cher Pat B Star, à bientôt Marie
Je crois que le fond de tout ça c'est d'une part qu'on doit avoir le courage de ses convictions et que d'autre part, il n'y a pas de raisons de laisser faire sur un ou des blogs des comportements que l'on accepteraient pas de facon verbale et concrète.
Se cacher derrière un clavier rend encore plus odieuse l'attaque.
On peut aider aussi en prenant position (ce que j'avais tenté de faire aussi Marie, même si ça n'a pas fonctionné).
Il faut également être capable de critiques et de ne pas tomber dans un "politically correct" qui rendrait tout cet univers totalement superfétatoire. (J'adore le placer celui-là..:-)
Bertrand, même si dans le déroulement concret des événements, ton intervention ne semble pas avoir eu d'effets sur lui, ne sous-estime pas l'importance qu'ont eu tes paroles et tes bonnes intentions sur ma détresse. se sentir supporter est plus que nécessaire, je dirais vital en ce qui me concernait, car c'est justement de cela dont il s'agit. ce genre de spectacle publique de violence a pour but premier d'humilier, de ternir la réputation et d'entraîner les gens dans le mouvement de la haine. sinon pourquoi le faire publiquement? mister dieu aurait pu se limiter au harcèlement par email et téléphone. Mais cette volonté de livrer tout sur la grande place, cette impudeur, a pour effet de donner l'impression à la victime que tous sont "contre" elle (que ce soit le cas ou non), et même si cela semble ridicule avec la distance, sur le coup on n'en est vraiment pas sûr, on n’arrive plus à saisir l’ampleur du spectacle, ni à se situer dans tout ça. quand quelqu'un se lève pour dire : ok ça suffit, et bien le soulagement est vraiment grand.
en ce qui concerne la critique, je suis tout à fait d'accord, je ne le dirai jamais assez, le blog devrait pouvoir être un lieu de débat, de discussion, d'échange. bien sûr, cela n’est pas facile et accepté de tous, surtout au québec où les débats sont généralement évacués, craints ou méprisés. en fait, des fois je me demande si ce n’est pas des relents de foi chrétienne qui nous font, en bon troupeau, s’agenouiller devant quelqu’un qui ose affirmer haut et fort. d’ailleurs ce type de personnage adopte souvent une attitude ecclésiastique, de messager ou de devin, vous avez vu la réaction démesurée de m’sieur fortin au fait que j’osais émettre une opinion à l’opposé de la sienne? il me targuait d'être malhonnête de m'impliquer! genre de rhétorique à vide, en bon prêtre de la droiture, qui fait rejaillir les sentiments de culpabilité d'antan. les nuances de propos et les questionnements sont rares ici dans les critiques. peut-être aussi est-ce par peur de tomber dans la gratuité ou la mesquinerie, mais bon dieu, à partir du moment où on laisse place à la parole, à l'autre, qu'on écoute, il n'y a aucun danger ni honte à prendre position, pas plus à admettre qu’on se soit trompé sauf peut-être pour les ego fragiles. mais ça. ne les préservons pas, hein?
14 Comments:
tu sais comme je suis prompt à réagir à ce genre de choses Marie...
Mais là... je ne comprends pas.
je parle des commentaires laissés par monsieur fortin sur le texte "don"
je n'arrive pas très bien à comprendre pourquoi souvent, les gens ne font rien face à ce genre de chose.
dans ce cas-ci, je suis ravie du dénouement des choses, j'ai lancé le bal et les gens ont suivi.
honnêtement, je crois que j'aurais aimé qu'on vienne me soutenir l'hiver dernier, alors que justement le grand ami de monsieur fortin me harcelait quotidiennement de la sorte. il y eu toi, bertrand, qui fut vraiment gentil et impliqué, mais sinon, tous regardaient ce spectacle quotidien de haine, peut-être comme un divertissement, un genre de cirque distrayant.
on s'imagine faire parti d'un groupe, d'un milieu, on se sent impliqué : on est bloggueur, on se dit appartenir à une communauté, celle de ceux qui écrivent sur internet, et cette communauté supporte notre identité, nous donne une importance, nous permet d'avoir une forme d'échange, une visibilité, d'en tirer profit. mais, souvent, on se lave les mains des conflits internes de cette communauté. la crainte de prendre position, la crainte du rejet, et probablement juste l'indifférence, l'emporte souvent sur les convictions profondes des gens. on fait comme si de rien n'était.
et pourtant, vous seriez surpris de voir la fabuleuse hausse de mes stats à cette époque
1. les gens aiment le cirque (ce qui explique les grosses cotes d'écoute des émissions en série StarAc, Survivor, etc. ?);
2. les gens aiment regarder passer le cirque (encore plus quand ça ne leur coûte rien);
3. les gens du cirque, eux, savent qu'ils doivent faire de l'éclat pour attirer l'attention et augmenter leur public, et pour certains d'entre eux, tous les moyens sont bons;
4. il y a aussi les tenants (conscients ou insconscients) de la pédagogie noire;
5. les gens peu raffinés vont souvent employer la méthode du cirque pour voir de quel bois se chauffe la personne à qui ils s'en prennent, ça leur permet diverses choses : de se défouler en s'amusant; de mesurer la personne avec qui ils pourraient avoir affaire dans l'avenir, sans avoir révélé leurs intérêts et intentions; d'éliminer qui ne leur conviendra pas. Il est possible qu'ils le font aussi pour sauver du temps (le leur, pas celui de la "victime");
6. il y a souvent des gens qui prétendent ne pas faire partie du cirque et qui pourtant en sont les premiers ambassadeurs, les premiers à se présenter à la "victime";
7. je pense que j'ai fait le tour de la question et ai bouclé la boucle avec mon item 6. Sans lui, j'aurais rien dit.
Ben moi je l'avoue : je suis dans le cirque en plein milieu, parfois dans le rôle du lion, d'autres fois la tête dans la gueule du lion... et dans les deux cas je manque de raffinement... ouais...
Pat B
Mister Pat B, jouez-vous un rôle dont les spectateurs sont avertis ou pas ? Ça fait une légère différence. Enfin, j'dis ça pcq une farce qui s'étire, c'est plus très drôle.
Et pis, on demande pas à un lion d'être raffiné, c'est pas son affaire, au lion, le raffinement, wèyons !
J'ai oublié tantôt :
Baudelaire, s'étant fait éreinté (ou censuré, ché pu), a vu là sa consécration. Ce que le rimeur volutionnaire pourrait envisager ainsi. D'ailleurs, il n'a pas dit mot depuis, le rimeur...?? Ah pis, oui, hein, aussi un directeur de collection ira quand même pas encenser quelqu'un auquel il accordera un peu de son précieux temps - car ils sont très très très occupés, hein, les dires recteurs - en le lisant, surtout qu'il pense qu'il lui faudra négocier un contrat d'édition lorsque viendra le temps d'éditer le poète éreinté. Alors le rimeur doit faire comme l'autre qui a déjà reçu une sorte de carte de visite du directeur, genre sommation de se rendre voir tel site, tsé, il doit voir ça comme une marque d'intérêt du directeur à son égard et se garrocher pour lui envoyer son manuscrit.
Je ne sais pas pourquoi, me voilà prise d'un de ces fous rires !
Pour ce qui s'est passé l'hiver dernier, je dois aussi avouer que j'étais complètement tétanisé. Le monsieur est un ami et j'ai eu l'occasion de te rencontrer il y a un an (ma copine te surnomme demoiselle Belle Bouche), tout semblait aller pour le mieux... jusqu'au feuilleton des commentaires. Je me suis dit qu'il serait déplacé de me mêler à cette histoire, même si ça se passait devant tout le monde. Même aujourd'hui je reste mal à l'aise de discuter avec toi, même si je suis persuadé que le monsieur ne m'en tiendra pas rigueur. Je reste neutre encore mais je voudrais dire ceci : on souffre chacun à sa manière et pour moi l'amour c'est d'accepter les débordements de la souffrance de l'autre. Mais bon, je dis peut-être n'importe quoi, et à travers mon chapeau.
Bonne soirée,
Pat B
Maridan, présentement je jongle avec des lions.
........
...........
.............
................
..
Euh, ouch, ça mord!
Pat B
Vous faudrait changer de prénom, Mister B. Voyez, moi, je vais dans la fosse et ils ne m'agress.......
......
.....
....
...
je suis mourue
peut-être je n'aurais pas dû me prendre en exemple, parce qu'effectivement la question est plus complexe dans mon cas
qu'on n'ait rien fait, je n'en tiens rigueur à personne, surtout pas aux gens qui le connaissaient, comprenant la situation délicate dans laquelle cela les aurait plongé
cependant, je ne crois pas que tu devrais te sentir mal à l'aise de discuter avec moi, ce n'est qu'une histoire d'amour qui s'est mal terminée, qui ne concerne que lui et moi, et ce serait bien dommage de vouloir créer des malaises entre des personnes qui n'ont eu aucun rapport conflictuel
je te trouve sympathique, et voilà tout
pour ce qui est de la souffrance, effectivement tu dis n'importe quoi
:)
non sans blague
il y a un énorme ravin entre souffrance et guerre publique
en fait je ne crois pas qu'il ait réellement de rapport entre les deux
par exemple, moi, je suis restée totalement pudique et muette, alors qu'honnêtement, j'avais mille fois plus de raisons que lui de crier au drame. mais je considérais que cela ne concernait personne d'autre que lui et moi et j'ai tenté de l'épargner, malgré ma souffrance et, force m'est de l'avouer aujourd'hui, à mon détriment
mais là où je voulais en venir avec tout ça, c'est que justement dans ce genre de situation, souvent, on est incapable de se défendre
et que lorsque la situation est clairement injuste (comme dans le cas d'insultes répétitives et publiques, quels qu'en soient les motifs, il n'y a pas vraiment de raisons valables pour agir d'une telle façon, à mon avis, et je ne crois pas que le taux de souffrance n'ait d'incidence là-dessus; il ne s'agit que de méchanceté, à la limite de plaisir) et les réactions de la victime ne faisant qu'attiser le pervers, celle-ci parfois préfère se taire
il est plus donc facile pour le public d'intervenir, sans nécessairement prendre parti, mais de dire "eille calme-toi"
afin de raisonner l'autre,
même en tant qu'ami
j'aurais aimé que ses amis interviennent, à la limite, si ce n'est que pour l'aider lui, quoi
enfin
cher Pat B Star, à bientôt
Marie
10-4 mademoiselle... ;-)
Pat B
Je crois que le fond de tout ça c'est d'une part qu'on doit avoir le courage de ses convictions et que d'autre part, il n'y a pas de raisons de laisser faire sur un ou des blogs des comportements que l'on accepteraient pas de facon verbale et concrète.
Se cacher derrière un clavier rend encore plus odieuse l'attaque.
On peut aider aussi en prenant position (ce que j'avais tenté de faire aussi Marie, même si ça n'a pas fonctionné).
Il faut également être capable de critiques et de ne pas tomber dans un "politically correct" qui rendrait tout cet univers totalement superfétatoire. (J'adore le placer celui-là..:-)
(Tu ne m'effaceras pas ce coup-ci Marie?:-)
"Superfétatoire"?
Bon, où ai-je encore foutu mon Larousse?
Pat B
Bertrand, même si dans le déroulement concret des événements, ton intervention ne semble pas avoir eu d'effets sur lui, ne sous-estime pas l'importance qu'ont eu tes paroles et tes bonnes intentions sur ma détresse. se sentir supporter est plus que nécessaire, je dirais vital en ce qui me concernait, car c'est justement de cela dont il s'agit. ce genre de spectacle publique de violence a pour but premier d'humilier, de ternir la réputation et d'entraîner les gens dans le mouvement de la haine. sinon pourquoi le faire publiquement? mister dieu aurait pu se limiter au harcèlement par email et téléphone. Mais cette volonté de livrer tout sur la grande place, cette impudeur, a pour effet de donner l'impression à la victime que tous sont "contre" elle (que ce soit le cas ou non), et même si cela semble ridicule avec la distance, sur le coup on n'en est vraiment pas sûr, on n’arrive plus à saisir l’ampleur du spectacle, ni à se situer dans tout ça.
quand quelqu'un se lève pour dire : ok ça suffit, et bien le soulagement est vraiment grand.
en ce qui concerne la critique, je suis tout à fait d'accord, je ne le dirai jamais assez, le blog devrait pouvoir être un lieu de débat, de discussion, d'échange. bien sûr, cela n’est pas facile et accepté de tous, surtout au québec où les débats sont généralement évacués, craints ou méprisés. en fait, des fois je me demande si ce n’est pas des relents de foi chrétienne qui nous font, en bon troupeau, s’agenouiller devant quelqu’un qui ose affirmer haut et fort. d’ailleurs ce type de personnage adopte souvent une attitude ecclésiastique, de messager ou de devin, vous avez vu la réaction démesurée de m’sieur fortin au fait que j’osais émettre une opinion à l’opposé de la sienne? il me targuait d'être malhonnête de m'impliquer! genre de rhétorique à vide, en bon prêtre de la droiture, qui fait rejaillir les sentiments de culpabilité d'antan. les nuances de propos et les questionnements sont rares ici dans les critiques. peut-être aussi est-ce par peur de tomber dans la gratuité ou la mesquinerie, mais bon dieu, à partir du moment où on laisse place à la parole, à l'autre, qu'on écoute, il n'y a aucun danger ni honte à prendre position, pas plus à admettre qu’on se soit trompé
sauf peut-être pour les ego fragiles.
mais ça.
ne les préservons pas, hein?
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