spleentique
matin désolantles poèmes m’intéressent plus que la vie
les voitures dehors grincent comme des vieux disques
mon appartement date de 1910
mais on a arraché l'ancienne tapisserie
je me sens comme une femme en sépia
figée dans un érotisme naïf
je pourrais rester ainsi en cotillon blanc retroussé
à espérer que reviennent cette fameuse époque
où tout était encore possible
celle qui précède toute époque
vous savez
l’indifférence est la chose la mieux répartie
en ce monde de nos jours
avec la pauvreté et la connerie
et je m’en fiche
je n’ai pas assez de sous pour me payer des clopes
comme c'est romantique
mes révoltes de dentelles
sont plus belles que toutes les prothèses du monde

2 Comments:
Je relis et relis. Juste et précis.
Pas de sous pour les clopes, mais du feu, ça, oui !
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