2.7.05

journée typique dans la vie d’une carnecera

bon bon
cheville tordue + accident de vélo = 2 jambes en blood pudding douloureux
j'étais en rage contre le hasard
je vous laisse un peu plus poétique
puisque partir il faut


journée typique dans la vie d’une carnecera

zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
7:00 candide et van ghoune font des plans terribles pour me réveiller
candide traîne un sac de plastique jusqu’au lit et le mâchouille pour qu’il fasse du bruit (méthode douce, résultat tardif mais assuré)
vg court à 150 km/h en rond dans la chambre en sautant sur le lit à répétition (méthode efficace, prix à payer pour vg)
7:15 les deux terreurs ronronnent de bonheur, estomacs pleins
je fais l’étoile
je me rendors
10:00 le réveil sonne une rumba enflammée
10:00:12 je me prends pour moi-même
je me met à danser
debout dans mon lit
je rigole je m’énerve
candide et van ghoune sautent du lit, terrorisées
11:30 après mon 4ième bol de céréales
je fais l’ange
sur un tapis bleu
je me prends pour un petit rat de l’opéra
mes chattes m’imitent se roulent par terre
toute en grâce et en souplesse
12:00 je me prends pour une business-woman
je prend des notes sérieuse
je fais des téléphones
je prends des décisions importantes
je fais des plans de vie de carrière
pour les prochaines 6 heures
je niaise quoi
12:30 pendant que l’eau bout je deviens mélancolique
où êtes-vous mes années mes amours
12:50 j’écris un poème
13:00 iggy pop, mingus ou gainsbourg à fond la caisse
je suis angelina waitress at the pizzeria
je m’avale sans respirer un immense spag tomates huile ail
euphorie joie totale
13:10 je m’affale dans mon estomac devant internet
13:56 je rate l’autobus
14:20 je franchis la porte du vieux garage crotté derrière lequel se cache l’espagne
soudain je deviens
carmen
hautaine farouche
plus rien ne m’effraie
même pas moi, c’est dire
concentration impénétrable
je défonce le sol
jusqu’à ce que l’art s’en suive
16:00 bienheureuse
mon corps las
je gambade jusque chez moi
16:30 je m’empiffre debout devant le frigo
16:45 le frigo est vide
17:00 j’écris un tipouème
pot de beurre d’arachides et cuillère à la main
17:48 je rate mon autobus
18:25 j’arrive en retard au studio
19:15 -eille, natasha on arrête de parler, faut qu’on pratique
-oui oui t’as raison
22:00 vapo à la menthe sur petits pieds enflés
22:30 j’arrive chez moi
les chattes font la grève de la faim de l’affection
veulent sortir veulent rentrer veulent sortir non rentrer
bluesy lili m’appelle
-kesse-tu fais
-j’ai faim, toi ça va?
-bah
-viens-t-en j’ai de la vodka
23:30 je me prends pour billie holiday
fleur aux cheveux goldo à la lèvre
lili se prend pour lili
talons aiguilles, la larme à l’œil
00:15 on débarque en résille à l’assommoir
lili m’informe que la lune est en taureau
ça explique tout, que je me dis, en avalant mon huitième repas de la journée
gracieuseté du resto, du chef, d’un serveur, d’un client, de lili, selon la lune, je suppose
2:05 j’arrive chez moi j’ouvre l’ordi
2:15 je clique sur publish en me promettant qu’un jour je travaillerai mes textes
3:00 ma tête endormie contre l’écran
je me dis vas te coucher marie
je rampe jusqu’au lit
merde la lumière
ah pis tanpis
zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzolézzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz



4:53 maudite lumière

2 Comments:

Blogger Julie Lacasse a écrit...

M'ennuie de toi... :-)

(depuis ma nouvelle maison!)

Lili

2.7.05  
Anonymous Anonyme a écrit...

Wow ! Trop cool raconté comme ça ! Pis t'es prolifique en plus ! Deux poèmes za day keeps the darkness away ! Pis c'est trop cute Van Ghoune pour le nom d'un chat !

2.7.05  

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