6.7.05

empathie

il y a toujours une façon de voir les choses d’en haut
rien n’a l’exactitude de la mort
et ce qui se tisse en chaos qui palpite de façon irrégulière
ne se laisse prendre que dans la souplesse du regard

mais les fils qui s’entremêlent
apparemment incompréhensibles
se déploient légers
dans le calme de l’esprit silencieux
et de loin le paysage
se dresse en blancheur
là où bruyant
on avait cru n’y voir que pelote de laine

et les mots tombent comme des couteaux
sur les rochers célestes

tintement sans fracas