12.6.05

nous prenons la tristesse, la piétinons, en faisons des galettes de vent pour jeter aux oiseaux

il y a dans son regard
quelque chose qui m’appelle par mon nom
il y a une certitude qui persiste
qui grandit toujours
malgré les astres ennuyés
qui parfois s’acharnent à se jouer de nous
pour se distraire
de l’infini glacial et morne

qu’à cela ne tienne

dans ses yeux à lui
nous sourions
vivons
ensemble respirons
toujours plus vastes de l’intérieur
à l’abri des cieux mesquins
nous-mêmes nous
devenons notre infini