une candeur parmi tant d'autres
ce nous nous l’avions fait
refait de gestes délaissés
collé d’oubli
par nonchalance
nous avions tu le nom des choses
pour ne pas mourir
nous nagions dans le courant du vide
comme si nous avions suffisamment de lumière
en nous pour vivre seuls
et tout rater en riant
ce nous à tout vent
traîné sur la langue comme du sable
restants assoiffés de nos nuits
le jour était déjà un rêve
sous nos paupières de roc
rompu par ces mots
que je ne te disais pas
paupières agglutinées de roche
par le silence de tes mains
paupières millénaires
obstruées par demain
son absence surtout
l’heure du sommeil tombant partout
où nous posions le pas
ensevelis de silence
nous ne connaissions que le geste
qui va puis se meurt vers l’autre
sans jamais connaître la texture
exacte la chaleur des remords
quand la main n’empoigne rien
que la noirceur
ce que la nuit est
effleurée à peine
des heures durant
la noirceur comme une robe de femme
nue en sa robe
pleurions-nous de ne rien avoir ne rien toucher ne rien savoir
nous ne savions nous nommer qu’au nous
les autres étaient de transparence
comme nous étions d’encre de salive de tristesse
d’espoir
noir
liquide
unis
dans l’opacité
pointe ardente
du souffle
refait de gestes délaissés
collé d’oubli
par nonchalance
nous avions tu le nom des choses
pour ne pas mourir
nous nagions dans le courant du vide
comme si nous avions suffisamment de lumière
en nous pour vivre seuls
et tout rater en riant
ce nous à tout vent
traîné sur la langue comme du sable
restants assoiffés de nos nuits
le jour était déjà un rêve
sous nos paupières de roc
rompu par ces mots
que je ne te disais pas
paupières agglutinées de roche
par le silence de tes mains
paupières millénaires
obstruées par demain
son absence surtout
l’heure du sommeil tombant partout
où nous posions le pas
ensevelis de silence
nous ne connaissions que le geste
qui va puis se meurt vers l’autre
sans jamais connaître la texture
exacte la chaleur des remords
quand la main n’empoigne rien
que la noirceur
ce que la nuit est
effleurée à peine
des heures durant
la noirceur comme une robe de femme
nue en sa robe
pleurions-nous de ne rien avoir ne rien toucher ne rien savoir
nous ne savions nous nommer qu’au nous
les autres étaient de transparence
comme nous étions d’encre de salive de tristesse
d’espoir
noir
liquide
unis
dans l’opacité
pointe ardente
du souffle

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