11.5.05

un mot de trop parfois
et ma joie devient prison
pour celui qui sans ailes
me regarde tisser
agile funambule
des liens
pour lui
entre les étoiles

de mes hauteurs
terrible oiseau-fleur
aux couleurs
de pluie
je lui tend
limpide une goutte
pour qu’il s’y accroche
et vienne s’asseoir
près de moi
parmi le temps qui passe