11.5.05

tryptique éperdu

je me fane en eaux noires
pupille ouverte
je n’en peux plus
de peau
raturée
kilométrages au bout des doigts
une rivière close

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visqueuse vision
marécages m’observent
en crapauds
je pose
le pied dans la boue silencieuse

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orage étouffé
je ne sais plus où pleuvoir
douce en mes mains
je donnerais
ce que j’ai d’enfoui
en précipices
au bord des lèvres
pour trouver ce chemin
qui ne finit pas
d’aller à toi