28.5.05

suite verte

peut-on imaginer ce que feraient les rues
s’il n’y avait plus d’hommes ici et là
s’il ne restait de nous
que nos cadrages limitrophes au grandiose
nos totems perdant pied face à l'immense
complexité de vivre
qui réside en nos mains

en exprimer la fugitive condition?

mâchouillons nos poèmes comme une résine amère
pour
tuer cette définitive et inconsolable solitude
dans une salive unique
nous baignons tous
d’idéal symbiose organique
un mince fil de bave tissé entre nous
cordon multiforme prenant racine et s’anéantissant
dans l’infini étoilé

comme si nous savions parler

nous naissons et mourrons complètement seuls

l’art est un miroir qui se veut une fenêtre

2 Comments:

Anonymous Anonyme a écrit...

Vers l’intérieur de notre or, à mesurer le noir.

28.5.05  
Blogger Danielle a écrit...

et les regards sont des îles
qui savent parfois danser ensemble

28.5.05  

Publier un commentaire

<< Home