21.5.05

liberté?

le lointain me happe comme un vortex en mon ventre je m'égare en silences
partir toujours partir jamais on ne peut arriver là, à l'endroit exact où l'on se perd toujours marcher dans cette vision d'avancée la terre suit en rond
mon regard est-il assez long pour me sortir de ce corps de ces années de tout ce que j'aimerais perdre en vents fouettant le soleil seul dans l'éternité glaciale
qu'y a-t-il dans ces yeux dans ce vide entre mes mains rien ne résonne mais se butte aux conventions terreuses du nous à la lenteur du passé je n'en ai que faire des mots à taire quand tout ce que j'aimerais c'est disparaître en grands mouvements aériens sans pouvoir revenir embraser la terre en chute libre comme une mort festive une fin du monde dans la pupille en flamme tout perdre tout perdre au bout des doigts laisser s'échapper l'horizon fuyant m'échapper comme la vie quand on essaie de la retenir en souvenirs en mots glacés et durs
la route est dans l'abandon trouver trouver je veux trouver dans ce ciel lourd la fuite où la solitude saura vraiment être un repos. je ne pleurerai pas. je n'en ai que faire de ma peine. demain est un océan et je m'y perds déjà.

5 Comments:

Blogger Danielle a écrit...

Je veux bien qu'il te happe, en autant qu'il ne te kidnappe pas pour de bon et qu'on ne puisse plus te lire !

21.5.05  
Blogger marie deschênes a écrit...

ne t'inquiètes pas Maridan', sans le sou et sans chemin, mon seul lointain se trouve entre ces lignes

21.5.05  
Blogger Danielle a écrit...

Il y eût un vers premier : "Le lointain me happe", et voilà qu'il réapparaît métamorphosé... Les écluses se sont ouvertes. Ça n'est pas à l'appel au voyage auquel j'avais surtout songé. Peu importe, sauf ta danse, en musique ou en mots, fût-elle inaccessible à nos yeux.

21.5.05  
Blogger marie deschênes a écrit...

maridan', puis-je te remercier
je me compte choyée d'avoir une si fine et généreuse lectrice
la danse a lieu qu'on y soit ou non, mais sa beauté ne fleurit qu'à la lumière des regards
merci

21.5.05  
Anonymous Anonyme a écrit...

A l'infini la pensée
Recherche son absolue
Qui dicte le sentiment qui plait
Et les enigmes non résolues.

Cordialement

22.5.05  

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