25.4.05

rien ne vaut le vent des départs

muse tardive
tes quelques printemps
ma furie mes étés

si loin

chaque matin
je parcours la roumanie l'espagne la pologne
au fond d'une valise vide
je m'y couche avec deux ou trois étoiles
en espérant me réveiller
plus loin encore
à tes côtés

je construis ma fortune
en cailloux
en chemins égarés
les poches pleines de vent
de courses folles
ma liberté est partout
où rêver m'appelle


hélas

je suis l'été
et toi
le moi de mai

j'aurais aimé te donner
des pétales pour contrer le temps
mes yeux deux rivières
une pour t'y abreuver une pour t'endormir
ma main pour trouver l'horizon
ma voix pour faire chanter la pluie

mais je vais, inexorablement
je vais
comme nous tous

tu es ce qui est
encore possible
les fleurs t'attendent
ailleurs
où je fus un jour
nouvelle

2 Comments:

Anonymous Anonyme a écrit...

"Ô le beau soir de mai ! le joyeux soir de mai !
Un orgue au loin éclate en froides mélopées ;
Et les rayons, ainsi que de pourpres épées,
Percent le coeur du jour qui se meurt parfumé."

nelligan

26.4.05  
Blogger marie deschênes a écrit...

un soir se meurt
ses lentes ténèbres
effacent l'horizon
liant ciel et terre
le temps d'un rêve

26.4.05  

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