rien ne vaut le vent des départs
muse tardive
tes quelques printemps
ma furie mes étés
si loin
chaque matin
je parcours la roumanie l'espagne la pologne
au fond d'une valise vide
je m'y couche avec deux ou trois étoiles
en espérant me réveiller
plus loin encore
à tes côtés
hélas
je suis l'été
et toi
le moi de mai
j'aurais aimé te donner
des pétales pour contrer le temps
mes yeux deux rivières
une pour t'y abreuver une pour t'endormir
ma main pour trouver l'horizon
ma voix pour faire chanter la pluie
mais je vais, inexorablement
je vais
comme nous tous
tu es ce qui est
encore possible
les fleurs t'attendent
ailleurs
où je fus un jour
nouvelle
tes quelques printemps
ma furie mes étés
si loin
chaque matin
je parcours la roumanie l'espagne la pologne
au fond d'une valise vide
je m'y couche avec deux ou trois étoiles
en espérant me réveiller
plus loin encore
à tes côtés
je construis ma fortune
en cailloux
en chemins égarés
les poches pleines de vent
de courses folles
ma liberté est partout
où rêver m'appelle
en cailloux
en chemins égarés
les poches pleines de vent
de courses folles
ma liberté est partout
où rêver m'appelle
hélas
je suis l'été
et toi
le moi de mai
j'aurais aimé te donner
des pétales pour contrer le temps
mes yeux deux rivières
une pour t'y abreuver une pour t'endormir
ma main pour trouver l'horizon
ma voix pour faire chanter la pluie
mais je vais, inexorablement
je vais
comme nous tous
tu es ce qui est
encore possible
les fleurs t'attendent
ailleurs
où je fus un jour
nouvelle

2 Comments:
"Ô le beau soir de mai ! le joyeux soir de mai !
Un orgue au loin éclate en froides mélopées ;
Et les rayons, ainsi que de pourpres épées,
Percent le coeur du jour qui se meurt parfumé."
nelligan
un soir se meurt
ses lentes ténèbres
effacent l'horizon
liant ciel et terre
le temps d'un rêve
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