4.4.05

en nos hauteurs

secoués
nos ailes s’éparpillant
dans l’aube
dessinent des géographies
de paradis perdus
sur la grisaille admise
des molécules du désespoir
nous faisons des 8
sur le silence
nos plaines aériennes
où tu règnes en papillon
tes battements légers
mènent le monde
dans l’anonymat
et le secret des vents
nos corps
chantent les orages
soulèvent la pluie
ventent dans l'absence
inventent
le langage de l’abandon
à même le ciel nous
tirons les cordes du destin
en faisons des nœuds de lumière
pour toucher à demain
nos voix déplacent le vide
en extraient
le suc des nuages
ce qui reste après la pluie
qui donne à voir
l’or des saisons

2 Comments:

Anonymous Anonyme a écrit...

Te lire à voix haute me donne des couleurs. en nos hauteurs, c'est du sublime dame.

5.4.05  
Blogger marie deschênes a écrit...

la poésie
Léo disait qu'
elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.

5.4.05  

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