poème interrompu par une peine d'amour
je t'emmenerai
chaque geste
chaque parole
un chemin sera
demain
nous
non
non j'ai déjà donné
ces mots à un trou noir
un néant un narcisse sans pétale et sans lac
perdu dans le béton, le parfum bruyant des tuyaux d'échappement
ces mots il s'en est servi pour écrire
une bible à une page
qu'il déchire et jette aux passants
c'est la nouvelle!
la seule parce que mienne
elle n'est pas bonne
mais c'est la vérité écrite là sur cette page
oui, la Vérité tient sur une page
c'est moi qui l'ai écrit
écoutez-moi, mes frères
la foule se penche et écoute
un grand mal va s'abattre sur nous
la fin du monde
est une femme
Je dis
méfiez-vous d'elle
méfiez-vous d'elle!
hum
la foule recule, perplexe
oui, mais ça ne nous intéresse pas, nous, ta Vérité
ce qui nous intéresse
c'est le scintillement de l'eau
dans les yeux
le goût du rouge au crépuscule
quand les mûres s'effondrent amèrement
sur la mélancolie
l'odeur de la sueur
lorsque mingus martèle les cordes de sa basse
au creux de nos hanches
pendant que nous absorbe
le mouvement des choses
chaque geste
chaque parole
un chemin sera
demain
nous
non
non j'ai déjà donné
ces mots à un trou noir
un néant un narcisse sans pétale et sans lac
perdu dans le béton, le parfum bruyant des tuyaux d'échappement
ces mots il s'en est servi pour écrire
une bible à une page
qu'il déchire et jette aux passants
c'est la nouvelle!
la seule parce que mienne
elle n'est pas bonne
mais c'est la vérité écrite là sur cette page
oui, la Vérité tient sur une page
c'est moi qui l'ai écrit
écoutez-moi, mes frères
la foule se penche et écoute
un grand mal va s'abattre sur nous
la fin du monde
est une femme
Je dis
méfiez-vous d'elle
méfiez-vous d'elle!
hum
la foule recule, perplexe
oui, mais ça ne nous intéresse pas, nous, ta Vérité
ce qui nous intéresse
c'est le scintillement de l'eau
dans les yeux
le goût du rouge au crépuscule
quand les mûres s'effondrent amèrement
sur la mélancolie
l'odeur de la sueur
lorsque mingus martèle les cordes de sa basse
au creux de nos hanches
pendant que nous absorbe
le mouvement des choses

1 Comments:
Marie...
oh Marie...
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