31.3.05

chez moi

l’air est lourd et vanillé
joséphine baker roucoule
une année folle
perdue parmi les robes
qui encombrent
la pénombre de la chambre

quelques flacons poussiéreux
de parfum de fleurs d'épices
s'accumulent en désordre
sur la coiffeuse
d’où
assise dans la même pénombre
je t’ai souvent écrit

sur le lit deux chats
défaits par les caresses
et moi
blancs ventres
endormis


sais-tu combien le soir s’étire
à en devenir plus pâle
que le sel des nuits
d’un janvier en pleurs
quand tu tardes
à venir?