chanson
automne aveugle
morte saison
titubant parmi les fuites
sans sens sans sens
est-ce moi qui t’ai dit mon nom?
traître saison pluvieuse
tombée à plein corps
dans une flaque de boue
croyant que c’était Eros
déguisé en goualeur
triste soleil menteur
tes vendanges ont moisi
avant leur récolte
ta faux vengeresse
lacère à vide
avide aveugle
la terre sous mes pieds
automne morne lassitude
pourquoi m’as-tu prise par la main
pour me traîner candide
dans l’interminable ruelle
de tes misères
d’où je ne parviens plus à sortir
automne tes déroutes
tatouées sous l’œil
ton lourd horizon
d’encre sèche insérée
de force sous la peau
pour ne pas que je t’oublie
ne permet plus au jour
de se lever
pour ne pas que je t’oublie
je me souviens
sa soif
la mort
ses mots
cela revient au même
mais j’ai oublié son nom
ses yeux
mensonges
ce qui revient au même
morte saison
titubant parmi les fuites
sans sens sans sens
est-ce moi qui t’ai dit mon nom?
traître saison pluvieuse
tombée à plein corps
dans une flaque de boue
croyant que c’était Eros
déguisé en goualeur
triste soleil menteur
tes vendanges ont moisi
avant leur récolte
ta faux vengeresse
lacère à vide
avide aveugle
la terre sous mes pieds
automne morne lassitude
pourquoi m’as-tu prise par la main
pour me traîner candide
dans l’interminable ruelle
de tes misères
d’où je ne parviens plus à sortir
automne tes déroutes
tatouées sous l’œil
ton lourd horizon
d’encre sèche insérée
de force sous la peau
pour ne pas que je t’oublie
ne permet plus au jour
de se lever
pour ne pas que je t’oublie
je me souviens
sa soif
la mort
ses mots
cela revient au même
mais j’ai oublié son nom
ses yeux
mensonges
ce qui revient au même

1 Comments:
Lève les yeux.
Très prêt,
tout juste au bout de la ruelle,
caché derrière une poubelle
abandonnée là,
remplie d'automnes brisés,
les maux arrêtent de se réécrire.
Et au détour, on voit les printemps qui se jouent de nos hivers.
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