19.12.04

s'ouvrir souffrir exalter dieu

quand ta soif n'est plus qu'arbitraire
l'eau devient rhétoriques mortes langues
les lames rouillent
au fond de nos veines
notre pouls écho confus
tendus nous sommes implosion

même le silence devient étroit

non tu ne sais rien
tu ne sais même pas parler
et tu me voudrais sereine puissante et souple
pendant que toi en mon ventre
tu mets le feu aux terres sacrées

je ne peux pas mentir
ni taire tes ténèbres
il n'y a plus rien en moi je donne
ce qui palpite encore je te le donne
l'abime est nécessaire
parait-il
l'amour