11.12.04

espagne je grugerai tes côtes jusqu’à ton cœur andalou

j’y mourrai comme une fleur comme un chien
inutile je serai vaine
absolument délicate

désert tes fleurs absentes
je n’ai plus
un seul ami

je meurs comme on aime
urgente docile nouvelle
j’aime comme on meurt
trahie et seule

je voudrais te coucher sur moi, désert
ta longue soif
jamais je n’arriverai à bout de mourir

quelque part entre sevilla et granada
octobre 2003