18.11.04

un arbre parmi des arbres

chêne solide comme le temps
en voûte profonde vers moi
fût de peau mains d'homme qui empoignent le jour
levant le doute métallique le doute dur dans la fin
des autres leur fin lancinante et plaignarde
tu enlèves les voiles chargés de ciment permet le vent entre les doigts les gestes faciles
tu me prends dans ce que je suis de plus lointaine
me ramènes face à ma terre en ronde langue tournoiement de vie
solide chêne mémoire d'homme
tu me connais depuis que la terre est ronde