6.11.04

pour sandrine b.

femme eau forte
alcool brûlant d'hommes sans phare sans nord sans mains
je suis ivresse sans fin
je recommence au moindre mot
femme sans fin
parmi la multitude implorante d'une voix
opaque parole obstruant le coeur du regard
là où se tient le centre
là où je respire à peine
là où j'essaie d'être omnisciente et unique
en monolithe d'eau
sève ardente renouvelable
je suis femme
terre ferme
je suis là où le monde est encore possible
partout

1 Comments:

Blogger marie deschênes a écrit...

tiens c'est intéressant
je voulais dire Hommes sans phare
c'est peut-être pas clair...
ah! la pouésie!
merci!

8.11.04  

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