29.11.04

perdue dans le paysage

douce fadeur la ville s'étiole
dans le gris des regards de pluie
tout semble s'effacer lentement
sans vraiment disparaître
les arbres deviennent flous
les passants évasifs
les rues molles

si je pouvais retrouver la lucidité
au ciel des jours naïfs
si je pouvais savoir où aller
dans cette ville morne et floue
les rues n'ont plus souvenir de qui je suis
changent de nom de direction
à chaque intersection

errer ne sert à rien
mais que faire
quand même la mémoire me perd
quand les regards glissent sur moi comme de la boue
que je parle avec une flaque d'eau dans la bouche
mes paroles en chute lourde
perdues parmi la pluie

me taire en tournoyant
devenir errance
chercher le point de fuite
qui me ramènera dans le décor