11.11.04

lointaine carrure d'homme

où êtes-vous épaules
mon homme
de soie paisible
liquides parmi le lit
nos lèvres
union fragile mon sommeil perdu
entre tes bras absents
tes bras refuge parmi l'impraticable ciment diurne
qui m'ont perdue
perdue
à tout hasard sur les trottoirs
les pieds dans les couteaux
au fond des veines

toi qui me disais
demain vite ta main
toi qui au plus noir de la nuit
faisais briller l'horizon

tu t'es tu
en langues anciennes
de grandes lames au fond de la bouche
hiéroglyphes indéchiffrables
oiseaux ensanglantés

l'ailleurs des rêves
le lit respire
je dors lointaine
en attendant
d'ouvrir le jour

2 Comments:

Blogger Tony Tremblay a écrit...

Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blogue.

11.11.04  
Blogger marie deschênes a écrit...

merci
j'en suis à ma 38ième version
de minuscules détails insignifiants
c'est un poème renouvelable
auto-reproductif
un poème en verre de terre
reusable poetry
de l'engrais!
compost-poème
héhé

11.11.04  

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