20.11.04

4½ ans sur terre et pourtant (un poème pour Mathis)

arbre noueuse famille
une branche de vie neuve
qui se penche petite
pour mieux regarder la terre

candide pupille petite main
qui offre possible le monde
comme on offre un caillou
un bout de bois

en rire qui court aux éclats
qui ouvre une porte
déjà ouverte
refuge boisé
dans les yeux de Mathis

enfant de la dernière pluie
celle qui lave
les grands chemins
coeurs piétinés
celle qui donne
à boire aux bourgeons

ville de Gore, 19 novembre 2004