sous la pluie
quand je me retiens la spirale m’emporte de tes lèvres murmurant le jour qui se lève les horizons ouverts d’innombrables matins en chute libre entre tes bras nos mains de mortel nous soulevant sans fin sans relâche vers ce que nous sommes un zénith de possibles un amour tournoyant qui chavire au moindre regard au moindre mot rompu regretté renversant le cours des astres silencieux qui regardent impuissants entendent le choc de nos corps résonnant l’un dans l’autre de nos corps aveugles joints par l’espoir de l’autre l'espoir de pouvoir enfin comprendre toucher ce que tu es dans le vrai de ta chair ce que je suis au fond de ton regard qui cherche qui me demande marie m’aimes-tu m’aimes-tu comme je t’aime vois-tu mes lendemains tout ceux que je te donne je te donne ce que je serai dans ta voix il n’y a que là que j’existe j’y entends le jour se lever seras-tu près de moi jusqu’au dernier possible viendras-tu là où je fais semblant de ne pas t’attendre là où je suis ancré dans le doute dans ce que je suis là où il n’y a que toi
qui puisse éclairer mon regard
serons-nous encore séparé par la tonitruance de mots morts qui prennent possession de nos gestes de nos désirs épaississent le ciment la salive notre bouche liquide meurtrie empoisonnée
serons-nous à la merci de notre propre force notre colère à tout rompre notre rageuse envie de nous prendre sans attendre de nous dérober à nous-mêmes de sombrer dans l’oubli des cris de violence de sombrer dans l’unique la seconde où tu respires en moi quand tout disparaît que le pouls du monde se joint à nous que nous nous anéantissons dans l'abandon l’espoir de l'abandon l’espoir de rester à jamais dans cette seconde vraie que même les mots ne peuvent s'approprier que rien ne saurait ternir ralentir cette seconde de souffle pur de poésie où jaillit de nos corps une intarissable source d'oxygène
et d'eau
qui puisse éclairer mon regard
serons-nous encore séparé par la tonitruance de mots morts qui prennent possession de nos gestes de nos désirs épaississent le ciment la salive notre bouche liquide meurtrie empoisonnée
serons-nous à la merci de notre propre force notre colère à tout rompre notre rageuse envie de nous prendre sans attendre de nous dérober à nous-mêmes de sombrer dans l’oubli des cris de violence de sombrer dans l’unique la seconde où tu respires en moi quand tout disparaît que le pouls du monde se joint à nous que nous nous anéantissons dans l'abandon l’espoir de l'abandon l’espoir de rester à jamais dans cette seconde vraie que même les mots ne peuvent s'approprier que rien ne saurait ternir ralentir cette seconde de souffle pur de poésie où jaillit de nos corps une intarissable source d'oxygène
et d'eau

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