30.10.04

sisters of mercy

le soleil s'effeuille
se brise en un automne morcelé
adieux épars jonchant le sol
promesses recollées avec des pleurs des doigts tremblants
noués
comme cet arbre amaigri sans bourgeons
que les feuilles lasses des derniers jours de clarté

ma rue est magnifique
les arbres mourant dans le jaune illuminent la nuit d'une fluorescence d'or
on dirait une mine profonde où la lumière n'avait jamais fait naître la beauté du métal
qui reste froid et dur
si on n'y pose pas le regard

mélancolique enfant
je m'ensommeille dans ma voix qui fredonne
fredonne de vieilles chansons de cohen
faisant briller les souvenirs de jours plus beaux
d'éclats de rire
neufs
insouciants

il n'y a pas de mal à s'endormir
pas de mal à rêver parfois
marie laisse-toi porter une nuit
au-dessus du monde
courir dans un champs de fleurs qui n'existent pas
qui mourront quand tu ouvriras les yeux
de petites fleurs d'eau
or et blanches

simple est la plus belle
la plus difficile aussi
façon

cette nuit je suis
marie

1 Comments:

Blogger Lagreff a écrit...

De loin mon préféré. Quel rythme ! et cette simplicité qui exprime le complexe... Merci.

31.10.04  

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