mourir à nouveau
où aller quand la solitude ne libère plus le geste
les pas ancrés dans le doute
la main résignée
le souffle rare
qu'on voudrait ne plus entendre
où aller lorsqu'il n'y a plus d'ailleurs
lorsqu'on réalise qu'on ne se sauvera pas de soi-même
que partir n'est possible qu'en fermant les yeux
où aller quand les rêves se taisent
gardent pour eux les espoirs les réponses
que la nuit est si blanche qu'on n'y voit plus rien
que sommes-nous
petite vermine brève
microbes opiniâtres
aux minuscules drapeaux illisibles
barbouillés raturés corrigés
confus jusqu'à notre dernier soupir
la vie est bien trop courte pour démêler tout ça
ouvrir les portes les coeurs les veines
décharger la lucidité bruyante partout
comment faire
pour qui pourquoi
nous ne savons rien
nous parlons trop
les pas ancrés dans le doute
la main résignée
le souffle rare
qu'on voudrait ne plus entendre
où aller lorsqu'il n'y a plus d'ailleurs
lorsqu'on réalise qu'on ne se sauvera pas de soi-même
que partir n'est possible qu'en fermant les yeux
où aller quand les rêves se taisent
gardent pour eux les espoirs les réponses
que la nuit est si blanche qu'on n'y voit plus rien
que sommes-nous
petite vermine brève
microbes opiniâtres
aux minuscules drapeaux illisibles
barbouillés raturés corrigés
confus jusqu'à notre dernier soupir
la vie est bien trop courte pour démêler tout ça
ouvrir les portes les coeurs les veines
décharger la lucidité bruyante partout
comment faire
pour qui pourquoi
nous ne savons rien
nous parlons trop

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