25.10.04

mémoire

le lait de l'aube dort en mon sein
mince
translucide
car je n'ai rien vu
rien touché rien su

qu'enfin finisse de sonner l'heure

que s'entende
ton absence résolue
murmure des trahisons
perte de vue

coeur noirceur petite lueur

dans ta lointaine absence
de tout
même de toi
entends-tu quelque chose
le silence un écho de silence

ou as-tu cessé d'attendre

ici le ciel est bruyant
ici le jour existe malgré toi
il t'a oublié

le lait de l'aube dort
en mon sein tu ne te réveilleras pas

1 Comments:

Blogger Daniel Rondeau a écrit...

Cet après-midi, pendant près de deux heures, j'ai prononcé partout, tout bas, «le lait de l'aube dort».
C'est joli. Mais ça s'intègre mal à un cours sur les pronoms relatifs...

26.10.04  

Publier un commentaire

<< Home