16.10.04

appel

forêt habitée
oiseaux au plumage liquide
t’encerclent
te soulèvent
t’emmènent plus profond dans la pénombre

forêt humide
insectes gras
lumineux entre tes doigts
étoilent ta nuit

forêt de soupirs
refuge entrouvert
haleine sauvage
comme un appel dans la pénombre

forêt de songe
te retrouves face à toi-même
arbres éclatant les veines du ciel
bruissent ton nom
sans l’aide du vent

homme égaré
perdu dans moi
la densité te tourne autour
t’enrobe t’enveloppe t’emplit

le monde t'appelle
tu dois donner
ton corps s’élève

creuse
donne
fais ta terre
sème ta mort pour donner la vie