solitude
y a-t-il plus triste
que deux amants aveugles
égarés dans la marée qui les habite
qui leur écume l'écho inconstant
de leurs coeurs esseulés
quelque part loin de l'autre
leurs mains éperdues
cherchant
urgentes
dans l'immensité
à effleurer un vague instant
ce qui leur est le plus cher
qui leur échappe sans cesse
le corps glissant de leur amour
plus ils s'agitent
plus la mer devient houleuse
plus elle les emporte
noyés loin en eux-mêmes
là où les paroles ne sont plus qu'écho confus
murmure des sous-sols inexplorés
densité opaque
profonde eau
qui les unit dans cette absence de l'autre
salée comme le sang
mais noire
et glaciale
que deux amants aveugles
égarés dans la marée qui les habite
qui leur écume l'écho inconstant
de leurs coeurs esseulés
quelque part loin de l'autre
leurs mains éperdues
cherchant
urgentes
dans l'immensité
à effleurer un vague instant
ce qui leur est le plus cher
qui leur échappe sans cesse
le corps glissant de leur amour
plus ils s'agitent
plus la mer devient houleuse
plus elle les emporte
noyés loin en eux-mêmes
là où les paroles ne sont plus qu'écho confus
murmure des sous-sols inexplorés
densité opaque
profonde eau
qui les unit dans cette absence de l'autre
salée comme le sang
mais noire
et glaciale

2 Comments:
l'amour du tragique
jamais atteint jamais complet
entrecoupé de déserts et de soifs
et de mal
je te souhaite les anges marie
belle marie dans tes mots si doux
être un homme et aimé de toi pour de si belles paroles
c'est majesteux ce que tu écris
grandeur de l'âme
et de l'amertume
la vie trop étroite pour les rêves fous
je te lis souvent
et tu es belle
dans tes pleurs dans tes soupirs
dans tes rages aussi
dans tes bonheurs
l'amour est une chose bien concevable pour l'àme du risque
comme la tienne dans les vapeurs de l'aube
je voudrais te consoler
mais sais le seuil
de la solitude
bonne nuit marie
merci
merci
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