18.9.04

planète rouge

si je savais te dire le lointain
où tu existes si près de moi que je nous confonds

mais de bruit de fond en cri strident
tu ne m'entends pas
que lorsque je dialogue dans cet ailleurs

si je pouvais ouvrir quelque chose
une porte une bouche le silence
pour qu'enfin ressurgissent
parmi les décombres de nous deux que nous laissons dans les restos les rues les écrans comme pourboire aux passants qui n'ont rien d'autre à vivre qu'un amour brûlant qui n'est pas le leur qui ne sait pas s'arrêter pour respirer qui ne sait rien faire d'autre qu'aimer toujours plus jusqu'à l'implosion que jamais un quelconque big bang ne saurait ralentir ce souffle sans air nous pénétrons la vitesse nous devenons lumière nous devenons vitesse

bleues nos âmes électriques

injectées de demain comme si c'était déjà un souvenir

1 Comments:

Anonymous Anonyme a écrit...

Tiens, mon nom est disparu...

Tiens, encore du bleu...

M

19.9.04  

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