11.9.04

les passants explosent sous nos pas

aisance d'un matin qui ne devient pas vieux
encore éblouie de voir tes bras nus endormis
près de moi

je ne me souviens plus de rues de trottoirs de passants
d'avant de te connaître

sur le bout de ma langue
tu prends la vie
et tu la nommes
en éclatant de rire