30.9.04

le jour brûle

la cornée collée contre le réel chauffé à blanc
une connaissance trop exacte des molécules et des sentiments
égaré
traffic d'idées
dans le plus grand désordre sonore
immolé dans une lucidité qui accélère

le ciel effraie les oiseaux
le pétrole flambe les jours à venir
les nuages ne peuvent plus rien pour nous
dieu n'écoute pas à chaque instant la terre explose
ça s'entend de très loin dans l'espace

passants en rond
têtes trouées de vermine
affamés en chute libre
courez sur place
agitez votre silence
votre vacuité béate
vous ne savez pas ce qui vous attend

à l'orée de cette folie boisée
qui jamais ne l'abrite vraiment du jour
il peut bien pleurer
lui qui sait
il voit si bien que ce monde brûle sans le savoir
les yeux grands ouverts dans sa nuit lumineuse

ses larmes un moment tentent d'éteindre les feux qui nous consumment

l'oeil nu
privilège de fou

3 Comments:

Blogger marie deschênes a écrit...

des fautes bof
ça n'a aucune importance après tout
puisque y'a seulement dieu qui me lit, quelques américains égarés, moi-même et probablement lili
boucherie ouverte 24 heures
découpes de mots pour absents
eh, marc! t'es toujours là?
j't'oubliais presque!
écris-moi quelque chose!!!

30.9.04  
Blogger Daniel Rondeau a écrit...

Je reconnais le boisé
Je reconnais la folie
Je reconnais tout cela
mais ici en mieux
Merci pour ce privilège de fou.

1.10.04  
Blogger marie deschênes a écrit...

différent est le mot juste
merci à toi

2.10.04  

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