la carneceria (troisième approximation)
tous les tuer
dans un seul geste
mélancolique
planté à droite des coeurs
briser la cage enfin
nous allons
brandir l'espoir comme un tank à bout de bras
garder l'ignorance en otage
l'exil au creux de la hanche
fonte d'or blanc
intelligence si fertile que presque liquide
seule vérité
qui ne se nomme pas mais qui se prend toute entière
en haut vertige
suintante odeur de déroute enfin retrouvée
monolythe céleste
au centre de tout
parmi l'absence de rites
parmi ceux qui se taisent
nous fuyons seuls
assassins aux prises avec une envie de vivre
plus vertigineuse que peur de mourir
plus urgente que bref couteau efficace
plus violente que porte close
qu'absence d'oxygène
abuser de tout car tout nous quitte
au hasard à la chance abandonnés
tout nous échappe à jamais
sans même avoir pu toucher quelque chose d'humide
flots
palpitant
en nous
si loin
au petit matin sans attendre le jour
tous les tuer
enfants de peut-être
labyrinthes faux-semblants
absents
jamais vous ne saurez vos noms
de notre bouche jaillit
comme une odeur de pétrole
nostalgie
émanant du fond de la terre
enivrés de rêves en plastique
de bêtise sacrée
de rituels ludiques
de sur-place accéléré
d'instincts artificiels
de nourriture vaine
de mots coupés de sens
abbréviation de la perception
hallucination opaque
jours heures secondes remplis à pleine capacité
sur le point de rompre
le blindage des regards
enivrés de vide
incapables que nous sommes de saisir en pleine face que nous n'existons déjà plus que dans un espoir à rebours tonitruant
qui rapetisse
vivre encore un bref instant
voir le jour
tuons les tous
qu'ils apprennent à dire oui
ils ne sauront jamais ce que c'est que de vivre
dans un seul geste
mélancolique
planté à droite des coeurs
briser la cage enfin
nous allons
brandir l'espoir comme un tank à bout de bras
garder l'ignorance en otage
l'exil au creux de la hanche
fonte d'or blanc
intelligence si fertile que presque liquide
seule vérité
qui ne se nomme pas mais qui se prend toute entière
en haut vertige
suintante odeur de déroute enfin retrouvée
monolythe céleste
au centre de tout
parmi l'absence de rites
parmi ceux qui se taisent
nous fuyons seuls
assassins aux prises avec une envie de vivre
plus vertigineuse que peur de mourir
plus urgente que bref couteau efficace
plus violente que porte close
qu'absence d'oxygène
abuser de tout car tout nous quitte
au hasard à la chance abandonnés
tout nous échappe à jamais
sans même avoir pu toucher quelque chose d'humide
flots
palpitant
en nous
si loin
au petit matin sans attendre le jour
tous les tuer
enfants de peut-être
labyrinthes faux-semblants
absents
jamais vous ne saurez vos noms
de notre bouche jaillit
comme une odeur de pétrole
nostalgie
émanant du fond de la terre
enivrés de rêves en plastique
de bêtise sacrée
de rituels ludiques
de sur-place accéléré
d'instincts artificiels
de nourriture vaine
de mots coupés de sens
abbréviation de la perception
hallucination opaque
jours heures secondes remplis à pleine capacité
sur le point de rompre
le blindage des regards
enivrés de vide
incapables que nous sommes de saisir en pleine face que nous n'existons déjà plus que dans un espoir à rebours tonitruant
qui rapetisse
vivre encore un bref instant
voir le jour
tuons les tous
qu'ils apprennent à dire oui
ils ne sauront jamais ce que c'est que de vivre

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