16.9.04

dictature du vide (pour wilfred)

corde raide où trottine l'insouciance
tendue au doigt le pouls se butte comme disque qui saute avant même d'atteindre la résonnance des corps
sourd le son s'effondre sans jamais toucher terre

la beauté s'imagine à des milliards de kilomètres au-dessus des jachères

corde raide peuplée d'agonisants qui marchent sur place en fil de fer au beau milieu du silence
coupe la gorge de celui qui tente de rallumer les étoiles
pour les cons d'en-bas qu regardent et qui attendent