12.8.04

marie chez le chapelier

je suis entrée dans le poème
ici tout est disproportioné et je m'adapte étrangement
mon corps se moule aux formes insolites
aux corridors courbes aux meubles de sable
aux prises de l'ours
dans la plus grande souplesse

tombe sans bruit et sans fracas
inutile de me relever
c'est le décor qui bouge
s'ajuste à ma verticalité

qui sait le nord de ton nom
moi je ne veux rien d'autre
qu'errer dans tes mots