21.6.04

nuit blanche sur tableau blanc (on n'y voit rien, ici-d'dans)

à tous les pauvres types et les pauvres filles aux mains tremblantes qui n'en peuvent plus et qui vont craquer si cela ne cesse pas
je dédie cette quatrième nuit d'insomnie en ligne qui m'empêche d'exister adéquatement, me brûle la cervelle comme si 20 années de souffrance soudain s'étaient ajoutées à ma mémoire, et qui joue avec ma liberté en se riant de moi
(moi : la chose inerte blanchâtre vivottante qui tape des mots dans sa toute petite nuit javelisée par le matin destroy qui se pointe en criant MATIN perché dans son haut cri lumineux)

bonne nuit

bonne nuit il est 6 heures amen
ça doit être la début de la nuit quelque part dans le monde
je m'endors avec les japonais ou les papous