19.6.04

elles sont toutes ouvertes

mes portes
elles laissent passer les courants d'air et politiques
des papillons de nuit des chats des ivrognes des absents
dorment à mes côtés et ressortent à leur gré
nous construisons des géométries de danger
des révolutions effrontées et risibles
des plans mesquins ou violents contre le monde entier

un train passe sans bruit par mes portes
personne ne réveille l'ami candide qui dort près de moi
pas même les affreuses bonnes femmes
et les sonneries d'alarme
pas même la vieillesse